Août 29

La Compagnie générale de travaux d’éclairage et de force Clémançon

Les établissements Clémançon, constitués en société anonyme sous le nom de « Compagnie générale de travaux d’éclairage et de force » en 1892, ont pour origine une société d’éclairage fondée au début du XIXe siècle rue Lamartine (alors rue Coquenard), à Paris.

En 1828, l’entreprise spécialisée dans l’éclairage scénique Clémançon invente les « jeux d’orgues », alignement de tuyaux et de vannes de gaz destinés à alimenter les projecteurs. Elle en équipe l’Opéra Garnier, qui ensuite, en 1883, passe au tout-électrique, toujours avec Clémançon.

Son développement s’accélère à partir des années 1880 lorsque le petit-fils du fondateur, Edouard Clémançon, commence à s’intéresser à l’électricité.
Son premier grand chantier est celui du remplacement progressif des équipements au gaz des théâtres par des installations électriques, rendu obligatoire en 1887 après l’incendie de l’Opéra Comique. A Paris, ses premières installations sont celles des théâtres de la Renaissance, de la Porte Saint-Martin, de l’Ambigu et des Folies Dramatiques. Viennent ensuite la plupart des théâtres parisiens, des cinémas tels le Grand Rex, ainsi que de nombreuses salles de province et de l’étranger. Dans un grand nombre de cas, la société se voit également confier le service et l’entretien des installations.
La compagnie joue également un grand rôle dans l’électrification de l’éclairage public, tant en France qu’à l’étranger (telle l’avenue de la Liberté à Lisbonne), dans celle des moyens de transport (tramway de Lyon, métropolitain de Paris), ainsi que dans la réalisation de grandes manifestations internationales (Expositions universelles de Paris en 1900, de Buenos Aires en 1910…). Plus tard, les progrès techniques lui permettront d’élargir encore son domaine de compétence à l’éclairage d’ambiance, à l’éclairage décoratif (monuments), à la réalisation de spectacles son et lumière ou encore à l’équipement des salles d’aéroports civils et militaires grâce au système B.M.A., mis au point en 1956 pour permettre une meilleure lecture sur les écrans radar. En 1927 enfin, Clémançon se lance dans le chauffage électrique industriel alors en plein essor et commence également à diversifier ses activités de fabrication, s’intéressant notamment à la lustrerie.
A la fin des années 1960, la compagnie comptait 900 ingénieurs, cadres, employés, agents de maîtrise et ouvriers, deux agences délocalisées (Bordeaux et Montpellier) et deux filiales (Société française Octopus et Société anonyme des anciens établissements A. et L. Vivant). Ses activités se répartissaient alors en quatre départements : travaux (installations générales d’électricité) ; théâtre-éclairage (éclairages scéniques et spéciaux) ; chauffage-produits finis (chauffage électrique industriel et régulation) ; fabrications (études et recherches, constructions électriques et électromécaniques).

Luminaris possède dans sa collection de matériels anciens une poursuite Clémançon modèle X 1000.

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