Merci le MC2 de grenoble

Du matériel: 1 expert et des projecteurs Clémenson et autres.

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Atelier avec Stéphanie Daniel – Éclairer un spectacle : méthode ou intuitions ? – Dimanche 29 octobre 2017

Retrouvez le récit et les discussions de l’atelier du 29 octobre 2017 avec Stéphanie Daniel ici.

Stéphanie Daniel a accepté notre invitation pour notre premier rendez-vous de la saison 2017/2018 pour lequel nous comptons sur votre présence et votre participation.

 

Cyrano de Bergerac - Stéphanie Daniel - PodalydèsRencontre avec Stéphanie DANIEL
Molière 2007 du créateur lumière
Pour Cyrano de Bergerac
Mis en scène par Denis Podalydès
à la Comédie Française

Éclairer un spectacle :
méthode ou intuitions ?

 

Elle explicitera par des exemples précis son travail autour de la liberté de créer et de modifier jusqu’à la limite de la première public.

Nous aborderons également avec elle quelques exercices pratiques sur comment voir et entendre différemment grâce au choix de l’éclairage.

 

Présentation : Christian PEUCKERT

 

Pour vous inscrire, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous

et de l’envoyer par courriel à association.luminaris@gmail.com

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Pour votre cotisation 2017-2018, retournez nous par voie postale un chèque de 20 € à l’ordre de Luminaris

Luminaris, 10 rue des Couples, 67000 Strasbourg

Cette cotisation ouvre droit à tous les événements de la saison proposés par Luminaris
(workshops, conférences, rencontres, …)

Nous proposons 40 places pour cette rencontre !

 


 

Stéphanie Daniel a fait ses premiers éclairages au théâtre en 1986. Elle rencontre Stanislas Nordey, Denis Poldalydès et Martine Wijckaert dans les années 90 et les accompagne toujours aujourd’hui dans leurs créations. Elle a également éclairé de nombreux spectacles de danse ainsi que des opéras.

« Pourquoi quelque chose plutôt que rien » de Leibnitz est son leitmotiv depuis sa sortie du TNS en 1989.

Pour elle, chaque projet demande une «dramaturgie» particulière, chaque œuvre est unique, chaque espace est singulier, chaque metteur en scène ayant son propre univers. Techniquement, elle se refuse à utiliser des « recettes » et se fait un point d’honneur à ne pas refaire ce qu’elle a déjà pu faire, mais à proposer une lumière radicale, tout en s’adaptant aux évolutions du projet.

Elle a diversifié ses activités en se spécialisant dès 1994 dans l’éclairage muséographique. (Musée Rodin, Beaux Arts de Pont-Aven, Orléans…)

Que ce soit dans les spectacles vivants ou dans les musées, la lumière doit donner à voir…

Elle doit aussi donner à comprendre et à ressentir. Faire apprécier la quintessence de l’objet, de l’œuvre exposée ou des espaces traversés.

La lumière doit faire sens. Lumière = source d’émotion.

Stéphanie Daniel (http://agencestephaniedaniel.com)

 

Rendez-vous à 10 h autour d’un petit déjeuner pris en charge par l’association, le dimanche 29 octobre sur le site de La Fabrique de Théâtre 10 rue du Hohwald.

Prévoyez un repas tiré du sac pour midi comme lors de nos rendez-vous précédents.

Luminaris, 10 rue des Couples, 67000 Strasbourg

association.luminaris@gmail.com  –  http://www.asso-luminaris.org/

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L’éclairage électrique avant l’ampoule

Si la première expérimentation d’ampoule électrique publique par  James Bowman Lindsay remonte à 1835, son perfectionnement et son industrialisation sont grandement dus à Edison et sa compagnie presque un demi-siècle plus tard. En 1881, Thomas Edison est une des stars de la 1ère exposition internationale d’Electricité de Paris.

1881 – Exposition internationale d’Electricité de Paris

Thomas-Edison-journal-expo-int-elec-1881-ParisA cette occasion, un des grands événements se passe à l’Opéra (Garnier) : « La scène, le lustre de la salle, des rangées de lustre du foyer, le grand escalier, la couronne de globes lumineux placés autour de la salle ont été éclairés par l’électricité et ont donné de magnifiques résultats. »

Les grands enjeux de l’exposition sont l’usage domestique de l’électricité et la coordination des différents acteurs.  L’aventure de l’éclairage électrique au théâtre ne débute cependant pas à cette date ; au sommet de l’avenue, tel la lanterne du phare, l’Opéra indiquait déjà le cap.

 

Exposition universelle de 1878

« Le 31 mai 1878, à neuf heures du soir, trente-deux globes de verre émaillé, placés entre les réverbères le long de l’avenue de l’Opéra, s’allumèrent instantanément et projetèrent autour d’eux une douce et brillante lumière blanche : les réverbères à gaz ressemblaient à des lampes fumeuses et les rues environnantes paraissaient plongées dans l’obscurité. »

En 1878, à l’occasion de l’Exposition universelle l’avenue et la place de l’Opéra étaient éclairés à l’aide de l’électricité – l’ampoule à incandescence y était précédée par la lampe à arc –  plus précisément par  la bougie Jablochkoff.

Bougie de JablochkoffL’arc électrique est découvert en 1808 par le chimiste anglais Sir Humphry Davy : deux crayons de charbon, mis en contact par leur extrémité sont branchés chacun à un pôle d’une batterie électrique ; une fois les extrémités des charbons légèrement écartées : un arc lumineux se forme. L’extrémité du crayon positif produit 85 % de l’éclairage, 10 % vient de son négatif et 5 % de l’arc. Un trop grand écartement rompt l’arc.

Les crayons se consumant en produisant la lumière, pour maintenir l’arc il faut compenser l’écart qui se crée entre les extrémités. Des solutions mécaniques ou électromécaniques sont mises au point.

L’idée géniale de Jablochkoff a été de mettre en parallèle les deux crayons avec entre eux un isolant qui fondait sous l’effet de la chaleur de l’arc. Pour que les crayons de même gabarit se consument à même vitesse, le courant appliqué était alternatif.

Ces mêmes bougies seront utilisées pour l’éclairage des rampes de l’Opéra-Comique et du Théâtre du Châtelet. Elles avaient une durée de vie de 1 h 30. Chaque candélabre de l’avenue de l’Opéra était équipé de six bougies qu’un commutateur actionnait à tour de rôle.

 

L’Opéra s’électrise

Coiffant l’avenue, l’Opéra était encore plus en avance sur l’emploi de l’électricité.  L’éclairage de sa façade  avait précédé de peu la mise en lumière de sa place et de son boulevard. Mais plus avant en 1846 un arc électrique est mis en œuvre pour créer le 1er effet électrique sur scène en France.

Pour promouvoir l’usage de l’électricité au théâtre, voici ce qu’écrivait  M. Julien Duboscq.

lampe a arc dans un appareil destinéà produire l'effet du soleil levant« [la lumière électrique] débuta à l’Opéra dans la première représentation de Prophète [pour] produire un effet de soleil levant, elle s’en tira avec succès […]. Sa cause était gagnée ; les lampions et les lumignons de tous calibres furent mis de côté, et un service d’électricité [fut créé]. Depuis […] il est rare qu’un ballet ou un opéra […] ait été monté sans l’intervention d’un effet quelconque de lumière électrique.

Les théâtres du premier ordre suivirent bientôt l’impulsion donnée par l’Opéra, et l’arc voltaïque passa définitivement dans les coutumes scéniques. »

Deux ans plus tôt, en 1844, la première tentative d’éclairage public à Paris est tentée place de la Concorde : une source à 3 m alimentée par une batterie de pile déplait instantanément : jugée trop aveuglante et trop coûteuse. D’autres tentatives d’éclairage public feront des fours {définition} à l’opposé de la popularité croissant de l’emploi de l’arc électrique sur la scène de l’Opéra.

La lampe à arc Foucault – Duboscq

duboscq-107Avant la bougie Jablochkoff, Jean Bernard Léon Foucault, physicien astronome, et Julien Duboscq, ingénieur opticien,  mettront au point différentes versions de régulateurs pour conserver la distance entre les deux charbons qui sont placés, alors, dans le prolongement l’un de l’autre.

En 1863, la lampe à arc Foucault-Duboscq comprend un mécanisme d’horlogerie assurant un mouvement de rapprochement symétrique, d’éloignement et d’arrêt des deux bâtons– ainsi que l’autoallumage. Pour ce faire ils sont fixés à des crémaillères animées par des roues crantées tournant en sens opposé, le tout régulé par un électro aimant qui permet l’amorce.

M. Duboscq, propriétaire de la maison éponyme, appelé par l’Opéra pour concevoir leur premier effet, y sera responsable du service de l’éclairage électrique. La lampe à arc sera la base des appareils qu’il créera pour l’Opéra.

L’intensité lumineuse produite surpasse celle des moyens d’alors. Elle permet de réinventer les effets. Son premier emploi sera dans des effets exceptionnels (levé de soleil, arc-en-ciel, flash d’éclair). Les dispositifs existants pour diriger les sources omnidirectionnelles sont adaptés à la lampe à arc et son régulateur.

 

« L’appareil » ancêtre du projecteur

lampe a arc dans un appareil

« Le courant partant de la pile est transmis à l’appareil produisant sur le théâtre les différents effets exigés par la mise en scène. Cet appareil se compose d’une lampe à régulateur automatique placée dans une lanterne de bois munie d’une lentille et d’un réflecteur de verre argenté. Cet appareil est disposé de façon à prendre toutes les inclinaisons exigées pour la production des effets. »

Le miroir pouvait être déplacé dans la profondeur.


 L’aïeule de la cycliode

lampe a arc dans un appareil composé d'un grand réflecteur sur support articulé« Lorsqu’il s’agit d’éclairer de très larges surfaces, des travaux de nuit, un pan de mur, un jardin, etc. on peut employer l’appareil représenté (ici). Un support articulé dans tous le sens sur lequel est placé le régulateur ; sur un montant derrière est fixé dans une coulisse un réflecteur de verre argenté de grands dimensions (30 centimètres de diamètres). »

Par travaux de nuit, vous pouvez imaginer un appel du pied pour équiper les travaux haussmanniens : l’application de l’éclairage à l’Opéra est un soutien à son application hors les murs (ci-dessous, Paris, rue de Rivoli).

Travaux nocturnes des constructions de la rue de Rivoli, éclairés par la lumière électrique, L'Illustration 1854


 Les premières poursuites

lampe a arc - appareil destiné à suivre un personnage« La mise en scène exige souvent qu’un rayon de lumière suive un personnage, tel que dans Hamlet, Faust, etc. ; les appareils que nous avons cités déjà sont trop volumineux et trop lourds pour être appliqués à cet usage. C’est pourquoi nous avons construit des appareils plus légers […].
L’appareil se compose d’une lanterne de bois ou tôle, à laquelle est attachée la lampe électrique ; des lentilles éclairantes permettent de concentrer en un point un faisceau de rayons lumineux qu’on peut élargir à volonté ; un diaphragme particulier limite le champ d’éclairement.
Dans cet appareil le rapprochement des charbons de la lampe électrique se fait à la main. »


La fontaine lumineuse

lampe a arc - dispositif de la fontaine lumineuseEn jouant sur le principe de la réflexion totale, une fontaine lumineuse fera son apparition sur scène lors du ballet Elia et Mysis en 1853. Sur un Faust l’usage de lentilles de verre colorées permis le changement régulier de la couleur du jet. Au second acte Méphistophélès fait jaillir à volonté des liquides différents. Nouvelle application hors les murs : en 1867 M. Dubosq installera dans le jardin des Arts et Métiers une fontaine verticale sur le même principe. De nos jours beaucoup de fontaines et jets d’eau sont éclairés selon ce principe.


L’arc en ciel

lampe a arc et arc en cielLors de la création de Moïse, « on éclairait par transparence, au moyen de lumières vives [non électrique], une toile sur laquelle on avait peint l’arc en ciel ; mais ce procédé, trop imparfait pour offrir l’illusion [..] avait aussi l’inconvénient de laisser l’arc trop obscur pour permettre l’éclairage complet de la scène. On produisait donc [dans] une demi-obscurité […] un contre-sens physique, un arc en ciel de nuit. »
Lors de la reprise de Moïse en 1860, M. Duboscq met au point un appareil utilisant un prisme pour projeter l’arc-en-ciel sur l’avant de la toile. L’arc électrique est alimenté par une pile de 100 couples Bunsen ; l’appareil est placé à 5 mètres du rideau. Tout le système optique est adapté et fixé dans l’intérieur d’une caisse noircie qui ne diffuse aucune lumière à l’extérieur. « L’arc en ciel apparaît très lumineux, même quand la scène est en pleine lumière. »


 Le miroir à éclairs

lampe a arc - miroir magique à éclairsImiter les bruits de tonnerre au théâtre est bien maîtrisé mais la technique pour simuler les flashs d’éclair sera révolutionnée avec l’arc électrique. La difficulté réside alors dans la reproduction rapide du phénomène.

Julien Duboscq met au point un miroir portable avec une lampe à arc : le charbon supérieur est fixe, l’inférieur lui est mobile sur une base métallique. Quand le courant est coupé les pointes sont en contact grâce à un ressort. Dès que le courant passe, un électroaimant à l’arrière du miroir attire vers le bas le charbon mobile, l’arc se forme.  A l’origine l’appareil de faible dimension était destiné à être utilisé sur scène par un personnage – la première fois ce fut  au théâtre des Variétés dans les Voyages de la Vérité. Son premier nom miroir magique laisse deviner son premier usage par la suite il deviendra le miroir à éclairs.


 L’effet soleil levant

lampe a arc dans un appareil destinéà produire l'effet du soleil levant« L’appareil se compose d’un grand réflecteur parabolique fixé sur un support de bois sur lequel on adapte la lampe électrique. Les rayons, rendus parallèles par le réflecteur, sont concentrés sur un écran destiné à représenter le disque solaire. »

L’appareil tout entier, convenablement masqué par les décors, s’élève lentement derrière l’écran situé en fond de scène, de sorte que l’astre du jour semble monter progressivement au-dessus de l’horizon.

La forte intensité lumineuse a dû pour la première fois rendre la sensation de la puissance solaire et la sensation d’éblouissement de manière convaincante pour le public de la Monarchie de Juillet.

La production d’électricité maison

De part et d’autre de la scène de l’Opéra, entre chaque plan, une prise est disponible, sous la scène, au niveau de la scène et au-dessus du cintre – là deux ponts permettent de fixer les appareils. Toutes ces prises sont alimentées par un système de régulateurs qui fait le lien avec la production d’électricité elle-même assurée sur place.  Pour le premier effet en 1846, soit quarante ans avant les premières concessions, ancêtres d’EDF, l’Opéra s’équipera  en sous-sol d’un ensemble de batterie.

Salle des batteries de piles Bunsen dans le sous-sol de l'Opéra à Paris

Le succès aidant, en 1877 au rez-de chaussée à côté de la scène dans une grande salle donnant sur la cour, il y a comme un air de laboratoire. Sur huit grandes tables, recouvertes de plaques de verre, trônent des piles Bunsen (1,9 Volts) mises en batteries ; chaque pile est alimentée en eau et acides par une tuyauterie adaptée ; plus loin une grande cuve de 1 000 litres permet de préparer les eaux acidulées assurant le niveau des piles. Pour condenser les dangereuses émanations de vapeurs nitriques des soucoupes d’ammoniaque sont placées à proximité. Chacune des huit tables peut alimenter une source lumineuse, ou par addition augmenter l’intensité d’une source.

En 1881 il est fort probable que l’Opéra produise son électricité à l’aide des toutes récentes dynamos Gramme.

Autres lieux, autres effets

L’intensité lumineuse de l’arc rejetée lors des premiers essais d’éclairage public va être exploitée pour des trucs au-delà de la reproduction des effets exceptionnels.

production_de_spectre_au_theatre - Electricité au théâtre par Lefèvre JulienDès 1847 Henri Robin dans son petit théâtre du faubourg du Temple fait une première tentative de « spectre impalpable ». En sous-sol un comédien est éclairé vivement par une lampe placée derrière un 1er miroir sans teint incliné à 45°. Son reflet se réfléchit dans un second miroir qui lui est parallèle et au-devant de la scène. Etant lui-même sans teint, le public voit donc à la fois le 2d reflet et ce qui est sur scène. Le spectre apparaît dès que la lampe est allumée. Le spectre sera repris et amélioré en 1863 au théâtre du Châtelet (Le secret de miss Aurore), puis en 1868 au Théâtre de l’Ambigu (La Tzarine).

En 1869, imaginez-vous entrer dans un théâtre circulaire avec tout autour de la scène un rideau de scène composé de lames métalliques face réfléchissante côté scène. L’éclairage est allumé dans les gradins, ainsi vous voyez votre entourage et votre vis-à-vis au-delà de la piste. L’éclairage bascule, durant tout le spectacle seule la scène sera éclairée, vous ne voyez plus ni votre entourage ni votre vis-à-vis, vous êtes totalement plongé dans la scène.

Ces deux astuces scénographiques exploitent l’intensité toute nouvelle alors de l’éclairage électrique.

Les théâtres d’ombres chinoises seront aussi révolutionnés – mais est-ce à partir de la lampe à arc ? Les ombres françaises en couleur de Caran d’Ache finiront éclairées par des ampoules.

L’arc avant le filament

L’ampoule va permettre l’utilisation domestique de l’éclairage électrique. Si l’ampoule est couramment associée à Edison, ce dernier vient avec une solution complète lors de l’exposition de 1881. Sous la pression de l’opinion publique la ville de Paris accordera sept ans plus tard des concessions pour la production et la distribution d’électricité – Continental Edison sera de la partie.

Si la lampe à incandescence va moderniser l’usage de l’éclairage au théâtre, la lampe à arc n’a pas été abandonnée pour autant, pour preuve la poursuite Clémançon {lien vers article} et les projecteurs HMI sont de la famille des lampes à arc.


Chronologie

1809 – Arc électrique
1830 – Monarchie de Juillet
1835 – Ampoule électrique
1844 – Premier essai d’éclairage public à Paris, place de la Concorde.
1846 – 1er effet lumière électrique à l’Opéra
1848 – 2de République
1870 – Guerre Franco-prussienne
1878 – Exposition Universelle à Paris – éclairage public électrique de l’avenue et de la place de l’Opéra (mais aussi : la Statue de la Liberté, le téléphone, le Braille)
1881 – Exposition Internationale d’Electricité à Paris – éclairage électrique domestique de l’Opéra
1888 – Premières concessions de production et distribution d’électricité à Paris


Sources

Extraits du Journal de l’exposition – édition du 23 octobre 1881 (source : Gallica)
Extraits du Catalogue des appareils employés pour la production des phénomènes physiques au théâtre (Edition 1864) (source CNAM)
Extraits du Catalogue des appareils employés pour la production des phénomènes physiques au théâtre (Edition 1877) (Source CNAM)
Extrait de « A travers l’Electricité » de Georges Dary paru en 1906 (Source : l’association « Mémoire de l’Electricité du Gaz et de l’Eclairage Public » www.mege-paris.org)
L’Électricité au théâtre, par Julien Lefèvre – édition 1894 (Gallica)


Aller Au-delà

loupe_64  L’expression faire un four signifie ne pas rencontrer le succès, échouer. Cette expression provient du jargon du théâtre du XVIIème siècle. À l’époque, on faisait un four si le théâtre était plongé dans l’obscurité car cela signifiait qu’il y avait peu ou pas de spectateurs. D’ailleurs, s’il y avait peu de spectateurs, on éteignait pour inciter ces derniers à partir! À quoi bon jouer pour une poignée de personnes… On associait le four au manque de lumière comme dans l’expression il fait noir comme dans un four (peu utilisée aujourd’hui).
Source : Le Monde
A voir aussi  : Le billet de la marmotte

loupe_64 Bougie : de Bougie, aujourd’hui Béjaïa, ville d’Algérie d’où l’on exportait beaucoup de cire [Source : Larousse]

loupe_64 Vidéo illustrant le démarrage d’un projecteur à arc moderne

loupe_64 L’histoire de l’invention de l’ampoule à incandescence chez un maître en la matière : Edison center

loupe_64 Zénobe Gramme est l’inventeur belge qui lance avec succès la production d’électricité par dynamo

loupe_64 Vidéo en anglais Lamps, Lights and Lighting History : “Out of the Dark” 1954 : la lampe à arc en pratique, suivit des ampoules Swan et Edison

loupe_64 Une ampoule qui fonctionne depuis 1901

loupe_64 Fontaine lumineuse : une vidéo pour illustrer le phénomène physique

loupe_64Les ombres de Caran d’Ache (du russe karandach (карандаш), mot signifiant « crayon »  et issu du turc kara taş : pierre noire)

loupe_64 Sir Joseph Wilson Swan Joseph_Wilson_Swan_2déposa un des premiers brevets validant l’invention d’une ampoule électrique – son filament se consumait rapidement, le vide dans l’ampoule n’était pas parfait. Sa maison fut la première au monde à être entièrement éclairée par des ampoules.

 

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Site UCL – Alain Poisson – Parcours de lumière

UCL-Oedipe_tyran_Vincent_Poisson-©CANDE_Daniel_btv1b9062344s2-768x530En 2016 Pascal Noël venait animer un workshop Luminaris sur le thème “La transition dans l’éclairage est pour aujourd’hui” après avoir tenu une conférence à l’université de Strasbourg “Quel rôle pour la lumière ?” ici en vidéo.

Retrouvez celui avec qui il a débuté et pas des moindres : Alain Poisson, dans une série de vidéos d’entretien sur le site de l’UCL.

“Je ne faisais jamais de plan lumière, sinon un petit dessin au dos d’un carton de bière ! Mon assistant faisait le plan une fois qu’on avait fait la lumière, en réel, sur la scène. Avantage de cette méthode : les plans sont toujours justes alors que ceux faits avant la création sont parfois faux !”

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Revue d’Histoire du Théâtre – Dossier “L’éclairage au théâtre”

Couverture revue d'histoire du théâtre

La Revue d’Histoire du Théâtre n°273 consacre un dossier de 100 pages à L’éclairage au théâtre (XVIIe au XXIe siècles).

Christine Richier y a contribué, que nous avions reçue lors d’un de nos Ateliers en 2015.

Le rôle essentiel de la création lumière dans les arts du spectacle d’aujourd’hui appelait la Revue d’Histoire du Théâtre à consacrer un dossier à l’éclairage. C’est ce que fait ce premier numéro de 2017, qui a non seulement pour but d’offrir au lecteur une synthèse sur l’histoire de l’éclairage au théâtre du XVIIe siècle jusqu’à l’époque la plus contemporaine, mais aussi une histoire de la pensée de l’éclairage au théâtre. Les textes réunis par Sabine Chaouche et Jean-Yves Vialleton, montrent que la question de l’éclairage au théâtre ne se réduit pas à l’histoire des techniques à laquelle est évidemment liée, mais qu’elle doit être comprise dans ses enjeux socio-économiques et esthétiques. Bien plus, elle fait prendre conscience que la lumière et l’obscurité, le diurne et le nocturne sont peut-être au cœur de l’imaginaire du théâtre.

Après lecture nous ferons notre propre synthèse.

A suivre…

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Patrice Trottier – Rencontre à Strasbourg

 

Captation et montage par Célia Vallé à l’occasion de la rencontre organisée par Luminaris

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Merci Daniel Knipper

Daniel Knipper à mis en dépôt à Luminaris deux appareils remarquables: un halogène allemand avec changeur de couleurs en verre intégrés et un projecteur halogène au branchement avec ancien bornier.

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Rencontre avec Gérald Karlikow – La lumière au théâtre est-elle langage ? – Dimanche 21 mai 2017

L’Association Luminaris organise une rencontre avec Gérald Karlikow

le dimanche 21 mai 2017 à la Fabrique de Théâtre

 

Luminaris vise à mieux faire connaître la lumière et ses concepteurs au travers d’actions pédagogiques, de rencontres et d’ateliers à Strasbourg. L’association se propose également de collecter et conserver du matériel d’éclairage scénique ancien. Gérald Karlikow a accepté notre invitation pour notre troisième rendez-vous de la saison pour lequel nous comptons sur votre présence et votre participation.

karlikow

 

Rencontre avec Gérald KARLIKOW

 

La lumière au théâtre est-elle langage ?

 

 

Présentation : Christian PEUCKERT

 

 

 

Pour vous inscrire, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous

et de l’envoyer par courriel à association.luminaris@gmail.com

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Nous proposons 40 places pour ces échanges


Comment ignorer la symétrie en début de carrière de Gérald Karlikow et de notre précédent invité, Patrice Trottier ? Tous deux participent aux créations d’Antoine Vitez et Stuart Seide. La collaboration avec ce dernier et Gérald Karlikow durera une quinzaine d’année. Une autre coopération importante est celle avec Thierry Roisin qui a fait sienne la ligne directrice d’Antoine Vitez : « faire théâtre de tout ».

Comment ignorer ses nombreuses collaborations avec des marionnettistes comme Alain Recoing, Orit Mizrahi et plus récemment avec  Pierre Blaise et sa Cie Théâtre sans toit ? Ce qui nous renvoie encore une fois à Antoine Vitez.

Dans les années 80, Gérald Karlikow éclaire deux spectacles d’un metteur en scène qui monte, Jean-Michel Ribes.

Sortie de la scène, Gérald Karlikow travail avec le collectif C-album qui réalise des œuvres graphiques sur tout support comme en 2007 la façade de BnF. Au travers de Gélatic, société de conseils et réalisations en éclairage,  il intervient de par le monde dans les musées ou lors d’expositions ; actuellement Trésors d’Islam à l’IMA, Poison à Lyon, Autophoto à la Fondation Cartier mais aussi dans l’architecture et les centres commerciaux.


Rendez-vous à 10 h autour d’un petit déjeuner pris en charge par l’association,  le dimanche 21 mai sur le site de La Fabrique 10 rue du Hohwald. Prévoyez un repas tiré du sac pour midi comme lors de nos premiers rendez-vous.

 

Luminaris, 10 rue des Couples, 67000 Strasbourg

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Site UCL – Geneviève Soubirou – Retour sur 55 ans d’expérience

Geneviève Soubirou et J-L Barrault

Geneviève Soubirou et J-L Barrault

Voici une occasion de découvrir le site internet de l’Union des Créateurs Lumière recommandé par Patrice Trottier.
Une série d’entretiens avec Geneviève Soubirou, sur la création lumière des années 60 à aujourd’hui est disponible sur leur page www.uniondescreateurslumiere.com/genevieve-soubirou-entretiens/

Geneviève Soubirou a créé toutes les lumières des nombreux spectacles de Jean Louis Barrault. Parallèlement, elle a travaillé pour de nombreuses productions et des metteurs en scène très divers parmi lesquels Claude Régy, Jean Paul Roussillon, Jean Luc Boutté, Maurice Béjart mais aussi Eric Rohmer, Andréas Voutsinas, Pierre Dux, Stéphane Hillel, Michel Piccoli, Simone Benmussa et Gérard Caillaud. Elle crée aujourd’hui la lumière de productions d’opéras – Christophe Colomb de Darius Milhaud à Compiègne, Die Fledermaus et Le Barbier de Séville à l’Opéra Bastille mise en scène par Coline Serreau, La Bohème, Le Barbier de Seville, Carmen, Don Giovanni au Festival de Menton. Depuis quelques années, elle collabore régulièrement aux spectacles montés par Jean François Vinciguerra.
[Extrait de la présentation de Geneviève Soubirou sur le site des envoleeslyriques.com]

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Pascal Noël – Quel rôle pour la lumière ?

Captation de la conférence de Pascal Noël à l’Université de Strasbourg

Pascal Noël est éclairagiste dans le domaine du spectacle vivant mais aussi dans l’événementiel. Il a créé des éclairages pour Jérôme Savary, Sotigui Kouyaté, Sylvie Guillem, Eric Vigner …

Après une introduction sur les différentes tendances dans la « lumière », Pascal Noël exemplifiera son approche de la lumière depuis le début d’un projet jusqu’à son aboutissement.

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